Cas pratiques

Deux journalistes africaines aux Assises de la Coopération solidaire

Invitées par Reporters solidaires, elles ont passé une semaine entre Lyon et Annemasse, dans le cadre du dispositif multimédia mis en place par Médias citoyens.

article rédigé par Christine Cognat de l’association Reporters solidaires

Bassératou Kindo, 29 ans, est journaliste à l’Express du Faso, un quotidien burkinabè basé à Bobo-Dioulasso. Administratrice du site Web du journal et blogueuse, elle a remporté trois prix de journalisme au Burkina Faso. Oumou Diawara, 27 ans, est assistante de presse à l’Office de radiotélévision du Mali (ORTM) à Tombouctou.

Quel est leur point commun ? Elles ont toutes deux suivi les formations organisées par Reporters solidaires (RS) pour les journalistes et animateurs radio de la Région des Hauts-Bassins et de la Région de Tombouctou, deux régions partenaires de la Région Rhône-Alpes.

C’est pourquoi elles ont été invitées par l’association lyonnaise à couvrir les Ve Assises de la Coopération solidaire dans le cadre du dispositif multimédia mis en place par Médias citoyens. L’occasion pour elles de développer leurs compétences, de travailler avec des médias totalement différents mais également de mesurer l’importance de la solidarité internationale en Rhône-Alpes.

Prises en charge dès leur arrivée à Lyon par RS, elles ont participé à la réunion préparatoire de la couverture des Assises dans les locaux de Lyon Bondy Blog, membre de Médias citoyens, où les tâches de chacun ont été définies. La veille des Assises, elles ont assisté à une présentation générale des invités de la Région Rhône-Alpes au conseil régional, avant d’aller dormir en montagne avec l’équipe de Reporters solidaires afin de se rapprocher d’Annemasse, lieu de la première journée des Assises, ce qui leur a permis en passant de découvrir le Mont Blanc.

© Christine Cognat

© Christine Cognat

Confrontation sur le Nord-Mali

Pour les Assises, aussi bien à Annemasse qu’à Lyon, une salle de presse avait été mise à la disposition des journalistes et animateurs de Médias citoyens. Le dispositif comprenait un studio radio, une rédaction destinée à fournir des papiers pour le site de Médias citoyens ainsi qu’une équipe de blogueurs chargée d’animer également un live blogging (mise en ligne continuelle de tweets envoyant des liens sur des sujets traités).

Pendant deux jours, dans une ambiance à la fois professionnelle et amicale, Bassératou et Oumou ont enchaîné les interviews, les débats radiophoniques et la rédaction d’articles, sachant que Bassératou devait continuer à alimenter le site et la version papier de l’Express du Faso. Les sujets étaient choisis en commun mais les journalistes africaines ont naturellement voulu en priorité rencontrer des acteurs intervenant dans leur pays, au Burkina Faso pour Bassératou et au Mali pour Oumou.

Au micro de la radio, une confrontation entre Oumou et les responsables de l’Ecole de la Paix au Mali sur la situation au nord de ce pays a montré combien il pouvait être difficile pour des journalistes exerçant leur métier dans des zones de conflit de garder la neutralité nécessaire. La présence d’un troisième journaliste africain d’origine rwandaise,Thierry Francis Mbabane (Radio Robin Wood, Finlande), nous a rappelé fort à propos la responsabilité des médias africains, dont certains incitent encore à la haine comme il y a vingt ans la radio des mille collines de Kigali alors qu’ils ont un rôle primordial à jouer dans les processus de paix.

Pour ce projet, Reporters solidaires était soutenue par la Région Rhône-Alpes qui a pris en charge le transport et une partie des nuitées d’Oumou, ainsi que par l’ambassade de France au Burkina Faso qui a offert le billet d’avion de Bassératou.

3 réflexions sur “Deux journalistes africaines aux Assises de la Coopération solidaire

  1. Très bien ! Mais par rapport à madame Oumou Diawara, nous avions convenu d’un RV auquel elle n’est jamais venue, ni à Annemasse, ni à Lyon. Toutefois, nous sommes ravis que cette dernière se soit « exprimée ». Nous n’avons été toutefois pas informés sur l’espace journalistes, blogging et etc…A quoi bon de nous inviter alors que vous aviez déjà « canalisés » , « paramétrés » ces deux actrices de la presse africaine, si on peut parler ainsi ?

    C.DOUPEUX

  2. Je n’étais pas au courant de ce rendez-vous avec Oumou Diawara. Peut-être n’a-t-elle pas compris où vous deviez vous rencontrer. L’information sur cet espace multimédia n’était pas de notre ressort, cet espace était mis à la disposition de la presse pour lui permettre de travailler dans le calme et n’était donc pas public. Le Live blogging a bien fonctionné en revanche avec les personnes qui étaient connectées. Enfin je ne comprends pas votre remarque sur la « canalisation » de ces deux « actrices » qui étaient tout à fait libres d’interviewer qui elles voulaient, ce qu’elles ont fait, même si elles ont surtout travaillé avec nous dans le cadre de leur formation continue organisée par notre association.
    Christine Cognat (Reporters solidaires)

  3. Pingback: Médias solidaires | Rhone-Alpes Devreporter Network

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